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MARY-KATE A NYLON

 

 

Mary-Kate s'est livrée à cette interview américaine en janvier 2008, où elle a d'ailleurs fait la couverture de ce magazine.

 

 

La nuit approche doucement à Paris. Il y a une petite brise et la clarté automnale illumine le Jardin des Tuileries qui relie la Seine au sud de la capitale ainsi que la rue de Rivoli au nord, tandis que la pénombre met en relief les statues de marbre et les jolies pelouses du jardin qui ont inspiré tant de nombreux tableaux, poèmes et déclarations d'amour. Le ciel brumeux se répercute sur les grandes pyramides du Louvre tandis que je passe devant elles et sous les arches monumentales qui séparent la tranquillité du jardin du tumulte de la rue. En parallèle de là se trouve la Rue Saint-Honoré qui, ce soir-là, est particulièrement bondée de personnes du monde entier (c'est actuellement la Semaine de la Mode, à Paris). Là se trouve l'Hôtel Cotes. On le reconnaît à sa sombre porte d'entrée presque invisible. C'est là que Mary-Kate a décidé de me rencontrer. Et elle est en avance.

"Salut", murmure-t-elle depuis l'autre bout de la pièce où elle s'est installée sur un gros canapé en velours noir. Je m'assieds en face d'elle et elle me tend un bras fragile. Sa main est petite, comme celle d'un enfant. En lui serrant la main, je lui ai même effleuré son frêle poignet. "Bonjour", dit-elle en rendant ma poignée de main avec une délicatesse qui donne l'impression d'être caressé par une fleur. "Je suis Mary-Kate." Visiblement à l'aise et se sentant comme chez elle dans cette grande pièce, elle sort une Marlboro Red, l'allume et prend une légère bouffée en fermant les yeux pour savourer cet instant. "Ça ne vous dérange pas si je fume?" Sa voix est douce et envoûtante. Elle regarde alors autour d'elle, mais il n'y a que nous dans la pièce. "J'adore cet endroit. Il fait sombre, c'est romantique et très confortable. En plus, les gens qui viennent ici ne sont pas traités comme des personnes différentes. Ne vous méprenez pas, j'aime bien parfois que les gens me regardent, mais il n'en est pas ainsi dans cet hôtel". Elle laisse échapper un profond soupir. "On se croirait dans un conte, ici". Après quoi elle tire sur sa cigarette. "J'aime bien avoir l'impression de vivre dans un monde féerique". Géré depuis 1991 par Jacques Garcia, l'Hôtel Costes a été conçu sur le thème de l'excès. A l'étage, les chambres sont disposées comme des cloîtres au milieu desquels se trouve une cour centrale, et sur celle-ci se trouvent plusieurs points de passage sombres qui mènent dans chaque direction. Une musique envoûtante est diffusée un peu partout, l'éclairage est faible, des chandeliers ornent chaque recoin de l'édifice et il y a des miroirs dorés sur chaque mur. Dans l'air flotte un parfum particulier qui semble être la signature de l'hôtel. Celui-ci se mélange à l'odeur de cigarette qui répand dans l'air des volutes de fumée qui semblent rester fixés au canapé en velours. Mary-Kate, qui est aujourd'hui encore vêtue d'une façon unique, se fond très bien dans ce décor.

Elle porte des talons Manolo Blahnik ("ils appartiennent à ma soeur, elle achète toujours des chaussures fantastiques que j'essaye et que je lui chipe dès que je peux"), un pantalon noir Kova & T. ainsi qu'un long gilet noir American Apparel au-dessus d'un petit haut rose Yves Saint-Laurent ("il appartient aussi à ma soeur"). Vous partagez beaucoup vos vêtements? "Oui, mais il faut qu'on le demande, d'abord. Quand on range nos armoires ensemble, ça n'arrête pas : "Non, ça c'est à moi, et ça c'est à toi", et on s'embrouille complètement. En ce moment, je préfère mettre mon argent de côté pour m'acheter des objets ou des meubles d'art".

Sa tenue est agrémentée d'un énorme collier de style gladiateur (de grosses breloques en or sont attachées à un large morceau de cuir rouge), d'une multitude de bracelets et de bagues ainsi que de quelques plumes de paon attachées à un bandeau qu'elle a enroulé autour de sa longue chevelure redevenue blonde depuis quelques temps. Elle porte également une grosse paire de boucles d'oreilles ("elles sont faites de quelques plumes de paon que l'on a trouvées tandis qu'on fouillait dans les matériaux de notre ligne The Row"). Aussi peu probable que cela puisse paraître, ce look à la fois bohémien, gothique et excentrique lui va à ravir. Après tout, que cela lui plaise ou non, Mary-Kate Olsen - qui a eu 21 ans l'été dernier - est considérée par de nombreuses personnes comme une icône de la mode.

"Je ne sais vraiment pas pourquoi on dit ça, mais c'est l'un des plus gentils compliments que l'on m'ait faits", dit-elle. "Je n'avais jamais feuilleté de magazines de mode jusqu'à il y a deux ans. Je ne connaissais pas beaucoup de créateurs non plus. La première fois que j'ai entendu les gens parler de mon style, j'étais assez surprise...." Elle s'interrompt et se met à rire. "Je ne réfléchissais même pas à ce que je me mettais sur le dos".

 

 

 

La mode est justement ce qui a amené Mary-Kate à Paris cette semaine. Elle partage actuellement un appartement avec Ashley et quelques amies dans la capitale tandis qu'elle s'apprête à y présenter The Row, une griffe sophistiquée qui propose des basiques faits de matières de haute qualité et qui en est déjà à sa cinquième saison. "Une fois, une femme m'a dit : "Waouh, il ne te suffit que d'une dizaine d'objets, d'une paire de chaussures de sport et d'une paire de talons et tu pourrais partir à l'aventure pour deux semaines", explique Mary-Kate. "Et c'est vrai pour tout le monde : Il suffit de réunir ses accessoires et de les accorder à ses vêtements - qu'ils soient chics ou passe-partout peu importe - car l'important est que cela soit en accord avec notre corps, et qu'on se sente bien dans ses tenues". Mary-Kate et Ashley gèrent elles-mêmes les matériaux, les croquis ainsi que tous les autres aspects de leur ligne de vêtements The Row. Elles y sont presque aussi impliquées que dans leur autre ligne moins onéreuse, Elizabeth & James (qui doit ce nom à leurs frères et soeurs). "C'était important pour nous", explique Mary-Kate avec un air résigné, sans doute dû au fait qu'elle ait de nombreuses responsabilités sur les épaules. "Nous ne voulions pas avoir le sale travail à faire". Le book de la dernière saison de The Row comprend des photos de Lauren Hutton, dont Mary-Kate ne cesse de faire l'éloge. "Elle est l'une de nos idoles.... Je lui ai offert quelques-unes des tenues qu'elle a portées pour la séance photo", dit-elle avec un grand sourire.

Est-ce qu'il arrive que certaines personnes vous demandent de leur prêter des vêtements et que vous refusez? Elle sourit. "Oui, parfois, mais je ne dirai pas de qui il s'agit". Allez-vous vous rendre à beaucoup de défilés cette semaine? "Je n'aime pas trop aller à des évènements prisés, c'est toujours surpeuplé. J'y vais uniquement pour admirer les vêtements mais je ne veux pas me soucier de ce à quoi je ressemblerai. Je me fiche bien d'apparaître sur Style.Com ou non". Je lui demande alors comment leurs lignes de vêtements ont évolué avec leur image. Elle s'arrête un moment et secoue la tête avant de répondre : "En grandissant, nous avons travaillé très dur et fait beaucoup de choses pour plaire à notre public", dit-elle. "Je crois que c'est en vieillissant qu'on réalise ce qui nous rend vraiment heureux et ce qu'on veut vraiment faire".

Tandis qu'elle parle, Mary-Kate joue avec ses cheveux en les enroulant autour de ses doigts et en les fixant avec attention. Elle continue à fumer tout en parlant, faisant ainsi bouger sa cigarette de haut en bas entre ses lèvres, après quoi elle profite d'une pause pour prendre une bouffée. Elle se redresse alors sur le canapé et étire avec délicatesse ses bras et ses jambes. C'est une toute petite créature, mais pleine de grâce et qui semble si vulnérable qu'on se demande comment elle fait pour survivre dans cette société si hostile. Ses grands yeux verts gris semblent mélancoliques. "C'est intéressant", dit-elle alors en regardant ses pieds et en faisant aller ses orteils sur le dessus de ses chaussures. "Si je ne souris pas en photo, ils vont raconter une toute autre histoire que si j'avais souri. Mais bien évidemment, quand je suis poursuivie par les paparazzis, je ne suis pas encline à sourire".

"Je ne comprends pas ce qu'il y a d'intéressant à ce qu'on me voit quitter un aéroport ou à ce qu'on me voit aller chercher un café le matin", poursuit-elle. "Beaucoup de gens boivent du café le matin! Ils ne me connaissent pas telle que je suis alors ils se contentent de juger mon apparence. Je porte des drôles de choses, parfois, et j'aime boire du café. Mais ces choses n'ont rien à voir avec la personne que je suis. Je suis un peu extravertie et un peu réservée à la fois. C'est ainsi que mes amis me connaissent. Ils apprécient cette personne et ils me respectent comme ça".

Est-ce que vous avez souvent l'impression d'être mal dépeinte par les personnes qui vous interviewent? "Oh oui, tout le temps! C'est comme si je me trouvais face à deux personnes différentes : Vous vous regardez, vous lisez ensuite ce qui est écrit sur vous et vous vous dites : "Qui est cette personne? Ce n'est pas moi". Les gens qui me connaissent comme mes amis et ma famille, les gens dont je me soucie, que je respecte et qui me respectent, eux ils savent qui je suis réellement".

Et c'est là l'une des choses les plus curieuses chez Mary-Kate et Ashley Olsen : Bien qu'elles soient célèbres depuis l'âge de neuf mois, bien qu'elles aient monté un véritable empire commercial (Dualstar, dont elles ont pris la gérance intégrale il y a trois ans et qui les a aidées à amasser une fortune personnelle estimée à 100 millions de dollars chacune) et bien qu'elles apparaissent dans les médias toutes les semaines (généralement sous des photos où on les voit fuir), le public sait en fait peu de choses sur elles. "J'ai toujours trouvé cela étrange que les gens veuillent nous prendre en photo ou veuillent écrire sur nous", dit Mary-Kate en prenant une gorgée de Coca Light. "Il y a tant d'autres personnes intéressantes à mes yeux que je me dis qu'ils feraient mieux de se focaliser sur elles plutôt que sur nos chaussures ou sur nos gobelets Starbucks qui ne sont pas très excitants. Ça m'a toujours intriguée".

Malgré tous ces inconvénients, Mary-Kate trouve cependant que le fait d'avoir toujours été sous le feu des projecteurs n'a pas nui à leur éducation à Ashley et à elle. En fait, elle penserait même le contraire : "Nous sommes comme nées devant la caméra. C'est la seule chose que nous ayons connue", dit-elle. "Ça a toujours été normal pour nous. On ne nous a pas mises sur scène à un âge où ça aurait complètement chamboulé notre vie. Qui plus est, nous avons toujours été entourées par des adultes, et c'est pour cette raison à mon avis que ma soeur et moi sommes posées et conscientes de notre situation. Nous n'avons jamais essayé d'en tirer profit. Rien n'a jamais changé pour nous, tout a toujours été pareil. On n'a jamais été affectées par quoi que ce soit.... Pour être honnête, mes parents ne nous ont pratiquement jamais filmées ou prises en photo quand nous étions petites, alors finalement c'est bien que notre enfance ait été comme qui dirait documentée. Ça fait partie de nos souvenirs".

En grandissant, les soeurs se sont discrètement éloignées de cette image de jolies jumelles qui leur avait fait vendre des tas de poupées, de bibelots et de DVDs. Toutes les deux ont d'ailleurs aujourd'hui des projets individuels. "J'ai pris des leçons de comédie à l'université de New York, au Cours Gallatin", dit Mary-Kate. "Cette passion m'est revenue tout à coup et j'ai réalisé que c'était ce que je voulais faire". La jeune actrice vient juste de jouer dans la série Weeds où elle tenait le rôle d'une jeune Chrétienne fumant de l'herbe : "Ils n'avaient besoin ni d'un nom, ni d'un visage : Tout ce qui leur importait, c'était le travail et le talent. J'ai fait un bon boulot, c'est pour ça que j'ai obtenu ce rôle". Elle a également eu un rôle dans The Wackness, réalisé et dirigé par Jonathan Levine, dans lequel elle partage un baiser langoureux avec Sir Ben Kingsley. "Embrasser Sir Ben Kingsley? Comment pourrait-ce être désagréable?", dit-elle en rigolant.

Actuellement, Mary-Kate partage son temps entre la maison qu'elle loue sur les collines d'Hollywood et son appartement de New York. Ashley en fait de même, mais elles ne vivent plus ensemble toutes les deux (elles étaient colocataires lorsqu'elles étaient à l'université de New York, mais elles ont déménagé depuis). "Notre relation est plus forte quand on ne vit pas ensemble, c'est pourquoi on a fait ce choix", explique calmement Mary-Kate. "Mais nous nous voyons tous les jours".

"Nous sommes des personnes différentes et nous avons des vies différentes", poursuit-elle. "Nous avons beaucoup d'amis en commun, mais j'aime avoir mon espace à moi et pouvoir y faire ce que je veux. Je crois que c'est parce que j'aime me sentir chez moi, dans un endroit que je trouve confortable, et que j'aime faire les choses à mon rythme". Elle s'arrête un moment et reprend une gorgée de Coca. "Nous sommes très proches, extrêmement proches. Je la comprends parfaitement et elle me comprend parfaitement. Nous avons un lien émotionnel très fort. On s'occupe de plein de choses ensemble et nous sommes les seules personnes à vraiment comprendre ces choses. J'ai de la chance de pouvoir partager mes émotions avec elle et de savoir que je ne suis pas seule".

 

 

 

Quand on pense que les médias considèrent cette étape de la vie des soeurs comme une sorte de métamorphose, le fait d'entendre Mary-Kate en parler nous laisse penser qu'ils n'ont rien compris. "Je sais que les gens perçoivent cela comme une période de transition, mais moi je pense que celle-ci a commencé il y a quatre ou cinq ans, quand nous avions 16 ou 17 ans", dit la jeune fille. "Peut-être même avant ça. Maintenant, les gens se content d'observer le produit final plutôt que d'y réfléchir. Tout le monde est en retard de plusieurs années". Et en ce qui vous concerne personnellement? "Je crois que je suis toujours en pleine transformation. Je pense que maintenant que je suis plus âgée, je suis plus consciente des choses qui complètent ma personne et j'essaye de me concentrer là-dessus plutôt que de m'occuper des choses qui me font sentir vide, incomplète ou qui ne représentent pas ce que je suis vraiment".

Est-ce que vous pensez que les gens vont commencer à voir la séparation qu'il y a entre vous et votre soeur? "Oui, je veux dire, ma soeur et moi sommes tellement différentes", dit-elle. "Je pense que c'est pour ça qu'on travaille si bien ensemble. Nous sommes le Ying et le Yang. Quand elle n'est pas d'attaque je le suis pour elle et vice-versa. Nous nous complétons l'une l'autre et nous nous soutenons également...." Elle s'arrête, mélancolique et crache un volute de fumée avant de poursuivre : "C'est comme avec des amis : Vous êtes différent de votre meilleur ami, vous êtes deux personnes particulières. Certes nous sommes jumelles, mais c'est la même chose à ce niveau-là". Mais vous êtes souvent décrites comme "les Jumelles Olsen" ou même "Mary-kateandashley". "Oui, c'est vrai", dit-elle en soupirant. "C'est très intéressant car on a toujours essayé d'apprendre aux médias qu'il s'agissait de "Mary-Kate" et d'"Ashley" Olsen depuis qu'on a 12 ans. Je crois.... Je crois qu'on a simplement appris à l'accepter".

En vérité, le logo Mary-kateandashley souvent représenté par des couleurs pastels ne correspond plus tellement aux soeurs, aujourd'hui. Mary-Kate, de son côté, est une romantique assez fantasque, comme un personnage de Hugo ou de Pushkin. C'est le genre de fille qui préfère attendre impatiemment une lettre manuscrite dans sa boîte aux lettres plutôt que de sauter sur sa boîte e-mail ou sur son compte Facebook. "Tout ce que je fais doit me ressembler visuellement", dit-elle en repoussant une plume de paon de sa joue. "Une fois, par exemple, l'un de mes amis devait s'en aller, alors j'ai décidé de lui organiser une fête surprise pour son départ. J'ai rempli mon jardin de tapis persans, de petites fleurs, de roses rouges et noires, de bougies et j'avais mis des plumes dans les arbres. J'avais également mis des cages à oiseaux et des objets de déco vintages Playboy un peu partout. J'ai organisé un grand buffet dans ce décor qui me ressemblait".

"C'est ce que je voulais dire quand j'ai dit que je me promenais nue avec des talons chez moi [comme l'a dévoilé le magazine Harper's Bazaar en octobre 2007). Certes, ça m'arrive parfois, mais je pense que c'est parce que j'ai envie de m'amuser un peu après avoir joué un rôle pendant tant de temps". Elle est également une grande collectionneuse d'art. "Je m'intéresse beaucoup aux différents artistes et aux photographes : Collectionner des objets d'art est l'une de mes passions", dit-elle d'une voix douce. "En ce moment, je m'intéresse aux gens dont je collectionne les oeuvres et qui m'inspirent beaucoup, comme Racki et Thomas Rolf : Leurs oeuvres sont provocantes et belles à la fois. Les femmes d'Helmut Newton sont belles, également. Et il y a aussi Warhol. Et Basquiat, qui est l'un de mes...." Elle s'arrête, réalisant qu'elle s'était fait comprendre. Est-ce que vous collectionnez les oeuvres de ces personnes ou est-ce que vous vous contentez simplement d'en tirer votre inspiration? "Je fais les deux. Pensez-vous que je pourrais acheter un Basquiat? Non". Elle rigole. "Ça ne serait pas super? Si, mais je ne peux pas. Peut-être qu'un jour je le pourrai. D'ailleurs je travaille de façon à mener un certain train de vie et à en faire profiter d'autres". Personnellement, j'imaginais votre appartement avec un Basquiat dans un coin, un Warhol dans un autre.... "J'aimerais beaucoup. Peut-être pas un Basquiat, mais bon.... Quand j'ai emménagé dans ma maison pour la première fois, je n'avais aucun meuble. J'avais juste un lit et des tableaux accrochés à chaque mur en attendant de trouver les meubles que je voulais".

Tandis que la nuit approche de plus en plus, le Costes commence à se remplit. Des gens se mettent alors à chuchoter, reconnaissant sans doute la petite personne qui se trouve là dans le coin. Les lumières se font de plus en plus tamisées. Mais Mary-Kate ne semble rien remarquer. Elle a le regard rivé vers le plafond, qui est peint en doré et en marron et qui est recouvert de symboles romantiques, et elle joue avec l'un de ses bracelets sur lequel il est marqué JE T'AIME. Elle semble triste. "Je suis une personne qui connaît beaucoup de hauts et de bas", dit-elle doucement. "Vous savez, j'ai toujours été très émotive et je suis consciente de tout ce que j'ai fait et expérimenté dans ma vie. J'apprends toujours de nouvelles choses sur moi-même, que ce soit des bonnes ou des mauvaises choses d'ailleurs, sur lesquelles j'ai un besoin de travailler. Beaucoup de choses me rendent triste. Parfois, il est plus simple d'être triste. Mais on finit par trouver un équilibre et je trouve que plus je grandis, plus je réalise ce que je peux faire pour être heureuse".

 

   

 

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