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MARY-KATE A INTERVIEW
Mary-Kate s'est livrée à cette interview téléphonique américaine en mars 2009.
Le 20 janvier dernier, les Etats-Unis assistaient à l'intronisation de leur nouveau président, et ceux qui ne se trouvaient pas au Centre Commercial National de Washington étaient réunis devant leurs écrans de télé ou d'ordinateur pour assister en direct au changement de président. Mary-Kate faisait partie de ces millions de personnes qui avaient choisi le satellite. Elle a passé la journée dans son appartement de New York avec des amis. C'était l'une de ces rares journées où l'on pouvait oublier toutes les erreurs de la décennie passée pour entrer dans une époque moins stricte et plus joyeuse. Mais ce soir-là, on a également pu voir sur certains sites people une photo de Mary-Kate vêtue d'un long manteau noir et de lunettes de soleil quittant sa maison avec ses gardes du corps, et il était noté : "La Présidente de la Bohême entourée par les Services Secrets". Une chose à laquelle on ne s'attendait pas à l'aube de cette nouvelle ère "moins stricte et plus joyeuse"? Absolument pas. La fascination du public pour cette actrice, créatrice, auteur et co-présidente de la compagnie Dualstar Entertainment Group de 22 ans est légitime. Mary-Kate et sa soeur Ashley (plus vieille de quelques minutes) ont été admirées par tous les foyers américains dès leur plus jeune âge grâce à la série télévisée La Fête A La Maison, et elles ont depuis toujours su jouer de leur charme et de leur beauté ainsi que gérer leur industrie multimillionnaire. Mais ces dernières années, Mary-Kate est passée de l'enfant star et de la jolie jumelle à quelque chose de bien plus rare encore : Une jeune femme envoûtante et séduisante avec un réel talent d'actrice et un sens de la mode remarquable et unique qui parle plus de la mode classique new-yorkaise et de Paris que du tumultueux Los Angeles. Les paparazzi n'en peuvent plus d'elle. Peut-être parce qu'elle n'est pas facile à saisir. Elle ne fait pas la fête toute la nuit, ne fait pas de commentaires stupides, ne se ridiculise pas en public et ne parade pas à des évènements VIP avec son aura de star autour d'elle. Elle est très sérieuse dans ce qu'elle fait, et elle semble vouloir être prise au sérieux, également. Cela doit rendre folles les junkies misant sur le trash. Toute cette beauté, tout ce style et toute cette intelligence : Pourquoi ne s'autodétruit-elle pas et ne fiche-t-elle tout pas en l'air, comme certaines stars? La Mary-Kate que la plupart d'entre nous ne connaissent pas est une jeune femme réfléchie et intelligente qui a également un humour décapant. Elle possède une entreprise qui donne l'impression à ses amis pourtant très travailleurs de ne pas en faire assez. Elle se déplace avec grâce et vous prête toute son attention lorsque vous lui parlez. Et quand vous la quittez, vous réalisez que vous auriez aimer l'atteindre davantage. Récemment, elle s'est concentrée sur sa carrière d'actrice et a été félicitée pour sa délicieuse performance dans le film The Wackness où elle incarnait une jeune consommatrice de marijuana dans le New York des années 90. Sa soeur et elle travaillent également très dur sur leurs deux lignes de vêtements, The Row (qui se veut assez cozy et huppé) et Elizabeth & James (qui se veut plus contemporain, et qui tient ce nom de leurs frères et soeurs). Elles s'apprêtent également à lancer une ligne de chaussures et une collection de vêtements pour hommes cette année. Les deux soeurs ont également publié un livre l'automne dernier, Influence, dans lequel elles ont interviewé les artistes et les créateurs qui les ont inspirées. Mary-Kate a élu domicile à New York récemment, ce qui l'éloigne de de son enfance, de ses randonnées à cheval et de son passé dans La Fête A La Maison. Elle a déjà vécu tant de vies différentes et accompli tant de choses qu'il est difficile à croire qu'elle n'a qu'une vingtaine d'années. Je lui ai téléphoné chez elle lorsque j'étais à Milan, une heure environ après l'intronisation du Président Obama. Nous étions tous les deux très heureux ce jour-là.
Interview : Où vous trouvez-vous actuellement? Mary-Kate : Je suis à New York. On vient d'organiser un gros déjeuner pour le discours d'Obama. Interview : J'aurais aimé être en Amérique aujourd'hui. C'est dommage d'être en Europe le jour où notre pays est en train de changer radicalement. Mary-Kate : C'était vraiment génial. Ce discours était super. Interview : Même ici à Milan, tout le monde est très excité. Alors peut-être que l'endroit où l'on se trouve importe peu, finalement. Mary-Kate : J'étais très curieuse de voir ça. Les rues sont si calmes, ici. Nous sommes allés boire un café en ville ce matin et c'était vraiment mort. Le café qui se trouve près de chez ma soeur est bondé, d'habitude. Le type qui y travaille nous a dit qu'à cause de l'intronisation, il n'y avait personne. Tout le monde est resté chez soi. Interview : J'ai pensé à vous en arrivant à Milan cette semaine. Lorsqu'on se trouve à un défilé de mode dans un autre pays, qu'on voit tous ces paparazzi agglutinés autour d'une célébrité locale, qu'on n'a aucune idée de la personne dont il s'agit et qu'on devine juste qu'elle est célèbre pour les Italiens, c'est étrange car comme on n'arrive pas à identifier cette célébrité, tout le monde nous observe comme si on n'était pas à la page. Ça parait peut-être bizarre à dire, mais ce que je veux dire, c'est que quand on pense à la plupart des actrices, même à celles d'Hollywood, on se dit qu'elles ne sont plus si fascinantes ou glamours une fois qu'elles se sont éloignées des projecteurs. Vous ceci dit, vous êtes l'une des rares actrices de votre génération à cultiver votre propre style, vraiment original et authentique. Quand cela a-t-il commencé? Mary-Kate : Pour moi, ça a commencé en observant les gens. Il y a tant des jolies personnes dans le monde. Quand vous vous promenez dans la rue ou que vous êtes au restaurant, quelqu'un attire votre regard car il a son propre style. Ce style unique, ces personnes l'ont souvent grâce à leurs manières, à la façon dont elles sourient ou tout simplement à la façon dont elles se comportent. Interview : Alors vous êtes plus inspirée par la rue que par Hollywood? Mary-Kate : Certaines personnes sont belles naturellement, d'autres ont un super style, mais parfois, il s'agit simplement de talent. Prenez Kate Winslet : J'ai écouté son discours aux Golden Globes. Cette femme dégage une telle intensité. Elle est incroyable à observer et à écouter. Chez certaines personnes, c'est tout simplement leur voix qui les rend attirantes. Interview : Est-ce que vous vous souvenez du moment où vous avez commencé à vous intéresser à la mode? Peut-être était-ce quand vous aviez 16 ans et que vous avez commencé à feuilleter le magazine Vogue? Mary-Kate : Ça ne fait que très peu d'années que je consulte les magazines, pour être honnête. Je ne savais vraiment rien de la mode. Quand j'étais petite, l'important pour moi était que mes vêtements correspondent à ma taille, parce qu'Ashley et moi sommes petites. Je me suis intéressée à la taille des vêtements avant de m'intéresser à la mode. Interview : Est-ce que vous achetiez vous-mêmes vos vêtements lorsque vous étiez petite? Mary-Kate : Je ne faisais jamais de shopping, ce n'était pas mon truc. Tout ce qui m'intéressait, c'était l'équitation, ma grande passion à l'époque. Je n'ai commencé à faire du shopping que vers 16 ou 17 ans, lorsque j'ai commencé à conduire et que j'ai pu faire les boutiques par moi-même. Interview : A cet âge, les vêtements aident généralement à savoir quel genre d'adulte on va devenir. C'est comme une période charnière pour notre personnalité, une façon de montrer notre individualité. Le corps est la première chose avec laquelle on puisse jouer. Est-ce que vous pensez que le fait d'avoir une soeur jumelle a accentué votre désir de vous individualiser? Mary-Kate : Et bien en fait, quand j'avais 13 ou 14 ans et que je devais aller à une soirée avec ma soeur, nous devions porter les mêmes tenues. [Rires] S'il s'agissait d'une robe, on se chamaillait pour savoir qui la porterait en rouge et qui la porterait en noir. On faisait ça pour notre travail. Mais en fait, on s'est toujours habillées différemment même dans mes plus vieux souvenirs. Ashley aimait porter des tenues larges qui semblaient deux fois trop grandes pour elles, et quant à moi, j'avais plus tendance à apprécier les shorts à franges! J'aimais les motifs léopard et les tenues moulantes. Ashley préférait ce qui était fleuri et un peu large. Je suppose donc que les choses n'ont pas tellement changé. [Rires] Mais je me souviendrai toujours de la première fois où nous avons pu choisir nos propres tenues pour une soirée : C'était à la première de Charlie & Ses Drôles De Dames : Les Anges Se Déchaînent (en 2003, NDLR). Interview : Vous jouiez le rôle d'un ange du futur dans ce film? Mary-Kate : Oui, c'était dans le deuxième volet du film. Pour la première, j'avais choisi une robe Zandra Rhodes dont je collectionnais beaucoup de tenues à l'époque, et j'avais également mis une broche en diamants en forme de papillon dans mes cheveux. Vous savez, ça reste encore l'une de mes tenues préférées. Et je l'ai portée à un âge où ça ne nous dérangeait pas ma soeur et moi d'être différentes. On faisait toutefois toujours attention de plaire au public tout en nous montrant en tant que personnes, avec ceci dit un côté fashion. Ou on essayait, du moins. Interview : Ainsi, ce n'était pas une façon de vouloir dire : "Très bien, j'aimerais être Mary-Kate désormais, et pas Mary-Kate et Ashley"? Mary-Kate : Nous avons toujours été très différentes. Et en même temps, nous avons toujours eu les mêmes buts. Mais oui, cela est arrivé. A un moment, nous avons commencé à y penser sérieusement. Lorsque nous avons décidé d'aller à l'université, nous nous sommes rendues compte que nous pouvions faire un break et réfléchir à ce que l'on voulait faire et à ce que l'on aimait.... Tout en nous éloignant un peu de notre travail. Interview : Votre travail a toujours dû être intense. Lorsque vous étiez enfant, réalisiez-vous que vous jouiez dans une série célèbre ou aviez-vous plutôt l'impression de vous amuser devant des caméras? Mary-Kate : Je dirais qu'il y avait un peu des deux. Je veux dire, on a pratiquement dit nos premiers mots devant les caméras en imitant les mots ou les mouvements des autres. Interview : C'est comme ça que vous avez fait? Mary-Kate : Oui. Les autres agitaient également des oursons en guimauve coupés en petits morceaux devant nous et ainsi, on rampait jusqu'à eux.... Les coulisses de La Fête A La Maison sont vraiment drôles à regarder. Interview : Ashley et vous jouiez le même personnage dans cette série : Michelle. Comment décidaient-ils laquelle d'entre vous ils allaient prendre pour une scène en particulier? Mary-Kate : Lorsque nous étions toutes petites, ils prenaient avant tout celle qui ne pleurerait pas devant la caméra. Et quand nous étions un peu plus vieilles, ils s'arrangeaient à ce qu'on ait toutes les deux des scènes rigolotes. Ils nous disaient par exemple : Il y a une scène où on doit manger du gâteau et une autre où on doit grimper sur un éléphant.... Et on avait une scène chacune. Interview : Avez-vous été déçue quand Ashley est montée sur l'éléphant? Mary-Kate : Non, parce que ça voulait dire que j'allais avoir la scène du gâteau ou que j'allais avoir celle où Michelle fait de la moto. Ils essayaient toujours de nous partager les moments drôles de façon juste. Interview : Est-ce que vous regardez encore La Fête A La Maison aujourd'hui? Y arrivez-vous? J'aurais quant à moi l'impression de regarder une vieille vidéo souvenir familiale. Mary-Kate : La Fête A La Maison est rediffusée à longueur de temps. Vraiment. D'ailleurs, elle est encore diffusée aujourd'hui. L'année dernière, je me souviens qu'Ashley a passé la nuit chez moi et qu'elle m'a réveillée avec le générique de la série. Je lui ai dit quelque chose comme : "Mais qu'est-ce que tu fais?" [Rires] Interview : A quoi ressemble cette chanson? Je ne m'en rappelle plus. Mary-Kate : Je ne connais pas les paroles exactes. Interview : Je suis sûr que si vous me donniez les premiers mots, je pourrais chanter la suite. Mary-Kate : Ça fait : "The milkman, the paperboy...." [Rires] Voilà, j'aurais eu ma minute chanson de la journée. Interview : On peut dire que vous avez passé votre vie entière devant la caméra. Mais maintenant que vous arrivez à l'âge adulte, est-ce que vous vous resservez des mêmes techniques que l'on vous a apprises? Je ne parle pas des bonbons que l'on vous donnait en récompense, bien sûr. Mais je veux dire : Est-ce que les rôles que vous avez tenus petite vous aident pour les rôles que vous avez envie de jouer aujourd'hui? Ou avez-vous dû revoir votre technique? Mary-Kate : Vous savez, je n'ai jamais dû relever aucun défi. Les films que j'ai faits après La Fête A La Maison étaient écrits pour nous et faits pour notre public. Je savais que j'aimais bien jouer la comédie mais que toutefois ça ne serait plus que de l'histoire ancienne en arrivant à l'université. C'est pourquoi je suis allée au William Esper (un cours de théâtre, NDLR) à New York, et j'ai adoré. Je suis revenue aux bases de ce métier. C'est là que j'ai réalisé que je voulais continuer à faire ça. Interview : Mais il y a également eu un moment où vous n'aviez plus envie de tourner? Mary-Kate : Oh, bien sûr. Quand j'avais 16 ou 17 ans j'ai dit : "C'est fini, je n'en peux plus". Mais trois ans ont passé depuis et je me suis remise au travail. Interview : J'ai fait l'inventaire des films que vous avez faits avec Ashley, et on peut dire que ce sont des productions légères pour adolescents. Mais ceci dit, vous avez parcouru le monde. Dans l'un de vos films tourné en Australie, un voleur de bijoux vous force à intégrer le programme de protection des témoins, et dans un autre, vous êtes traquées par des escrocs aux Caraïbes. On dirait donc qu'il s'agissait quand même de films difficiles à faire. Mary-Kate : Oui, et chacun de ces films était tourné en deux semaines environ, jamais plus de trois. Nous devions être très professionnelles. Ça m'a appris la discipline.... Et ça m'a également appris à être précise, car quand on a peu de temps pour faire un film, on ne peut pas passer une journée entière sur une scène. On nous faisait apprendre nos scripts, et quand on connaissait une centaine de répliques par coeur, on avait le droit d'aller acheter quelque chose à la boutique souvenir du coin. Je me souviens d'une fois où nous étions dans un hôtel au Canada et où la seule chose que j'achetais à chaque fois, c'était du chewing-gum. Interview : J'ai vraiment l'impression que vos parents vous soutenaient beaucoup et qu'ils n'étaient pas du genre à régenter votre carrière sans états d'âme? Mary-Kate : Ils étaient vraiment super. Ils nous portaient beaucoup d'attention et ils s'assuraient toujours à ce qu'on ait des activités extrascolaires et à ce qu'on aille dans une école normale. Je leur suis très reconnaissante pour ça car j'ai l'impression.... Disons que j'aurais manqué des tas de choses, sans ça. Interview : Je sais que vous avez aussi une maison à Los Angeles et que vous allez souvent d'un bout à l'autre du pays. Mais pensez-vous que New York est votre vrai foyer? Mary-Kate : J'ai une partie de moi sur les deux côtes, mais je dois dire qu'il est plus facile de vivre à New York qu'à Los Angeles. J'ai l'impression qu'on respecte beaucoup plus l'intimité des gens, ici. Interview : C'est vrai qu'il serait dommage que New York devienne comme Los Angeles et ne laisse plus personne tranquille. Mary-Kate : Tout le monde a le droit à la liberté, pas vrai? Tout le monde a ce droit. Certes, il fait frais à New York actuellement, alors qu'il y a du soleil à Los Angeles, mais je préfère avoir froid plutôt que d'être suivie sans arrêt. Interview : Il paraît impossible de ne pas vous demander ce que vous pensez de toutes ces personnes qui s'immiscent dans votre vie privée. Comment réagissez-vous face à cela? Est-ce que vous vous dites simplement : "Ça ne me touche pas personnellement. Je les emmerde". Mary-Kate : Je ne prends pas ces choses personnellement, ça c'est sûr. On apprend très vite à avoir un certain sens de l'humour, dans ce métier. Je n'y prête pas attention tant que ça ne blesse personne. Si ça me concerne, ça m'est égal, ce n'est pas un problème, mais ce n'est pas juste d'impliquer une autre personne dans ces ragots. Interview : Je m'étais promis de ne pas vous parler des médias dans cette interview, mais bien sûr, je n'ai pas pu m'empêcher de faire des recherches sur Google avant de vous interviewer. J'ai lu une info récente disant que Nate (Lowman, artiste et petit ami de Mary-Kate, NDLR) et vous alliez vous marier. C'était marqué : "Est-ce que les voeux de mariage sont pour bientôt?" Je me suis dit mon Dieu, quelle pression médiatique cela doit être. Mary-Kate : [Rires] Et vous connaissez Nate.... Les rumeurs s'enchaînent les unes après les autres, bien qu'on ait parfois l'impression qu'ils ont déjà tout imaginé. Je ne peux rien y faire. Ils ont la liberté d'écrire ce qu'ils veulent. Interview : Oui, c'est dans le premier amendement. Mary-Kate : Je ne sais pas, mais j'aimerais qu'ils exagèrent moins, tout de même. Interview : Lorsque je vous ai vue l'année dernière, vous viviez dans un nouvel appartement à New York. Vous disiez que vous aimiez déménager et que vous n'aviez pas encore trouvé d'endroit où vous aimeriez rester définitivement. Est-ce que vous l'avez l'âme d'une nomade? Mary-Kate : J'aime le changement. Il n'y a jamais eu de réelle stabilité dans ma vie, vous savez, que ce soit dans mon travail, dans ma situation personnelle ou au niveau de la ville où je résidais. La seule chose qui soit constante dans ma vie, ce sont mes amis et ma famille. C'est tout ce dont j'ai besoin. Mais ça fait un moment que je suis au même endroit, maintenant, depuis l'année dernière, donc c'est un bon début. Je suis comme enchaînée ici et je suis très heureuse pour le moment. Interview : Vous êtes locataire, n'est-ce pas? Mary-Kate : Oui, je loue cet appartement, je ne suis pas propriétaire. J'ai du mal à réaliser où j'aimerais vraiment être. Mais je crois que c'est bel et bien à New York. J'ai l'impression que New York offre plus de challenges et que ça nous permet d'être plus créatifs. Interview : Vous adorez l'art en général. Vous aimez beaucoup l'artiste Richard Prince, par exemple. Mais est-ce que votre relation avec Nate vous a donné envie de mieux connaître ce monde? Mary-Kate : Pas nécessairement. C'est toujours sympa de rencontrer de nouvelles personnes. Et c'est sûr que sortir ou sympathiser avec des personnes qui ont un métier différent ouvre des portes. Mes amis font tous des choses très différentes, c'est très enrichissant. Interview : On peut dire que vous faites des tas de choses, vous aussi. J'ai entendu dire que vos lignes de vêtements Elizabeth & James et The Row allaient désormais faire des vêtements pour hommes. Est-ce une progression naturelle, selon vous? Mary-Kate : Je crois que c'était notre stratégie depuis le départ. Nous allons également bientôt sortir des chaussures. Elles sont magnifiques, vous verrez. Tout semble être très solide dans notre carrière pour le moment. Interview : Comment trouvez-vous l'inspiration lorsqu'une nouvelle saison approche? Mary-Kate : D'abord une idée surgit, elle peut venir d'un film, d'une personne, d'un personnage ou d'un endroit.... Puis nous explorons les différents modèles, couleurs et tissus que nous avons sous la main. Nous les assemblons les uns les autres et nous essayons de trouver la tendance commune de cette saison. Interview : Vous êtes-vous référencées à une icône masculine en particulier pour créer votre collection pour hommes? Mary-Kate : Pour Elizabeth & James, on a trouvé une photo d'homme dans un vieux magazine et on a commencé à travailler là-dessus. Interview : Quels garçons vous faisaient craquer lorsque vous étiez plus jeune? Mary-Kate : Les garçons qui me faisaient craquer? Il faut que j'y réfléchisse. Je dirais Chris O'Donnell, qui jouait dans les films Batman. Interview : Chris O'Donnell, comment est-ce possible? J'ai toujours pensé que c'était une erreur de casting. Mary-Kate : Je me souviens avoir craqué pour lui quand McDonald's a sorti un jouet sur lui dans les Happy Meal. Interview : J'ai beaucoup aimé votre prestation dans The Wackness, en particulier dans la scène au parc où vous dansez comme si vous vous trouviez à un concert de Phish. J'ai connu beaucoup de filles blanches avec des dreads dans les années 90 qui aimaient Phish. Avez-vous aimé interpréter cette jeune fille? Etait-ce le genre de personnage que vous vouliez jouer? Mary-Kate : Je reçois beaucoup de scripts, et en général je sais en lisant les trente premières pages si c'est un film qui va me plaire, qui est bien écrit, qui a une bonne équipe et un bon casting. C'est quelque chose que l'on ressent aussi quand on rencontre certaines personnes et qu'on découvre leurs passions. Tout le monde était très excité à l'idée de travailler sur ce film. Ca s'est d'ailleurs ressenti dans le résultat final. Interview : C'est le moins qu'on puisse dire. Est-ce que vous aimez interpréter des rôles qui sont à l'opposé d'une fille dite normale? Mary-Kate : Pas vraiment. Ce qui m'excite, ce sont les challenges. Et j'avais l'impression de pouvoir y arriver avec The Wackness. Interview : Je sais que vous passez beaucoup d'auditions. Mary-Kate : Oui, et j'espère que de bonnes choses vont arriver, j'espère avoir un projet ou deux l'année prochaine. On ne sait jamais comment ça va se passer avec la situation économique actuelle. On dirait que tout est fragile en ce moment, mais que ça redémarre toujours quoi qu'il arrive. Interview : Y a-t-il certains rôles au cinéma qui vous inspirent? Mary-Kate : Voyons voir. J'ai beaucoup aimé True Romance (1993). Ainsi que Tueurs Nés (1994). J'ai également regardé Sailor & Lula (1990) récemment. Interview : J'aime beaucoup ce film. J'ai mis du temps à me sortir de la tête la scène où Diane Ladd se met du rouge à lèvre partout sur le visage devant un miroir. Mary-Kate : Cette scène est incroyable. J'ai aussi vu Slumdog Millionaire. C'était magnifique. Je ne voulais pas que ce film se termine. J'ai une liste de films que je garde dans un petit carnet. Il faudrait que je me commande de nouveaux DVDs à l'occasion. Interview : Vous allez également à beaucoup de concerts. N'êtes-vous pas justement allée au festival Bonnaroo dans le Tennessee l'été dernier pour votre anniversaire? Mary-Kate : Si, nous y sommes allés. Nous étions à huit, nous sommes allés à Nashville. Nous avons loué un petit bungalow où nous avions chacun notre lit et nous sommes restés assis par terre à discuter. Nous sommes restés éveillés pendant presque quatre jours et nous sommes allés de concerts en concerts. Nous avons vu le groupe My Morning Jacket à deux heures du matin sous la pluie, tout le monde était plein de boue. Les lumières étaient si jolies! Nous avons dansé et ri toute la nuit. Interview : J'ai entendu dire que vous vous étiez perdus en route? Mary-Kate : Non, en fait notre bus est tombé en panne en route, alors nous avons dû en prendre un autre. On était très déçus car on pensait qu'on allait manquer le groupe M.I.A. Nous avons patienté dans la rue en attendant. Metallica faisait une séance photo dans l'hôtel d'à côté. Deux heures plus tard, le second bus est enfin arrivé. On a passé un bon moment et on a quand même pu assister aux dernières chansons de M.I.A. C'était vraiment une super prestation. Cat Power a également joué un morceau. Elle était incroyable. Interview : Bonnaroo n'est-il pas un festival rempli de jeunes hippies qui s'amusent dans un grand champ en plein air? Mary-Kate : La seule chose qui intéressé les gens là-bas, c'est la musique. Chacun est dans son propre monde, passe du bon temps et se fiche de ceux qui se trouvent à ses côtés. C'est pour ça que j'aime les concerts. Je vais essayer d'aller voir Animal Collective demain soir. Morrissey joue là-bas en mars. Et Stevie Nicks joue avec Fleetwood Mac je ne sais plus quand. Il faut que je vérifie les dates. Interview : C'est au Madison Square Garden. J'y vais moi aussi. Vous l'avez déjà rencontrée? Mary-Kate : Non, mais Stevie était notre coqueluche cet été, c'est pour ça que je suis surexcitée à l'idée de la voir. Interview : Quel est le plus gros malentendu qu'il y ait à votre sujet dans les médias selon vous? Mary-Kate : Il y en a sans doute trop pour les décrire en quelques mots. Je ne sais pas. Je suis sûre que vous trouverez les mots plus facilement que moi. Interview : Je crois surtout que les gens se trompent quand ils pensent que vous êtes introvertie et calme, ce que vous n'êtes pas du tout. Vous n'êtes pas extravertie non plus, mais vous êtes très agréable et sociable. Mary-Kate : Oui. Enfin je veux dire, c'est vrai que je souris rarement face aux objectifs, mais.... Je ne sais pas.... J'essaye de vivre ma vie avec intégrité. Je suis une bonne fille. Interview : J'ai toujours eu l'impression que vous saviez garder les choses sous votre contrôle. Mary-Kate : On ne peut pas dire que je contrôle tout. Il y a certains moments où je suis plus solide que d'autres. Mais je suis assez douée pour me contrôler et connaître mes limites quand je me sens surbookée ou que je réalise que j'ai besoin d'un petit break ou d'un peu de vacances. Interview : Avez-vous l'impression d'avoir été surbookée de par le passé? Mary-Kate : Avant je ne savais pas comment l'exprimer à travers des mots. Je ne savais pas comment extérioriser ce que je voulais. Mais aujourd'hui, je découvre différentes façons de m'exprimer et de me confronter à la vie. Je crois que c'est mieux quand on arrive à en parler. Interview : Ca doit quand même être ennuyeux d'avoir la presse qui attend que vous parliez afin de pouvoir analyser vos mots en long en large et en travers. Mary-Kate : Je ne parle pas souvent à la presse. Je préfère parler à mes amis et à ma famille, à ceux qui se préoccupent de ce que je dis, vous voyez? Je crois que c'est pour ça qu'il y a une telle incompréhension dans les médias entre ma vie publique et ma vie privée. Interview : Est-ce que ça vous arrive d'en avoir assez et de vous dire : "Très bien, je vais faire semblant" ou encore : "Je vais me comporter en tant que créatrice de mode et le reste m'importe peu"? Mary-Kate : Ce qui est bien chez moi, c'est que je suis capable de faire deux choses différentes. Le cinéma me fait beaucoup de bien car il m'apporte une certaine source d'inspiration. Mais un film, ça dure trois mois. Quant à la mode, elle ne s'arrête jamais. Vous savez, vous êtes là aujourd'hui et demain il vous faudra voyager à travers le monde encore, encore et encore.... C'est pour ça que j'aime jouer dans des films et devenir quelqu'un d'autre. C'est rafraîchissant. Il y a tant de personnes que l'on voudrait être, vous comprenez? J'espère toujours le faire du mieux que je peux et à 100%. Interview : Est-ce que vous aimez les films indépendants, ou du moins que l'on qualifie comme tels? Mary-Kate : Les films qui m'attirent le plus sont les films indépendants. Je ne m'en occupe pas trop pour certaines raisons mais j'apprécie beaucoup. Interview : Peut-être que vous allez aussi commencer à écrire des scénarios. Vous avez déjà obtenu beaucoup de propositions avec votre nom. Mary-Kate : J'adore écrire, mais je ne sais pas si écrire des scénarios me conviendrait à l'heure actuelle. Je suis probablement plus paresseuse que vous ne le pensez. [Rires] Interview : J'en doute. Vous venez d'ailleurs de publier un livre, Influence. Comment cette idée vous est-elle venue? Mary-Kate : Ashley et moi étions censées faire un livre mais nous n'avons pas dit oui tout de suite car on ne voulait pas écrire un livre sur nous, sur nos intérêts personnels. Nous ne nous intéressons pas qu'à la mode, or c'est pour ça qu'on nous avait contactées. Nous voulions faire quelque chose de plus créatif. Nous avons donc commencé à interviewer des gens et ça a donné un super résultat. Nous avons réussi à approcher des personnes incroyables, nous avons eu de la chance. On se sent si vulnérable lorsqu'on aborde quelqu'un et qu'on lui demande s'il veut participer à notre projet. On a vraiment été abasourdies. C'était un peu comme : "Elle a vraiment dit oui?" Mais c'est ce qui a fait d'Influence un livre incroyable. Interview : Est-ce que vous faites encore du cheval pendant votre temps libre? Mary-Kate : Pas pour le moment. J'ai toujours des chevaux mais je n'aime pas faire des choses si ce n'est pas à 100%. Je cherche justement un endroit proche de la ville où je pourrais monter mes chevaux. Interview : Vous pourriez aller à Central Park. On devrait y aller ensemble, un de ces jours. Mary-Kate : Ca serait l'hystérie. Interview : Faisiez-vous des sauts d'obstacles lorsque vous étiez enfant? Mary-Kate : Oui, je faisais des compétitions. Et j'étais plutôt douée. J'aimerais beaucoup m'y remettre. L'équitation inculque la discipline en grandissant. Je donnais tout ce que j'avais avec mon cheval. Je ne me contentais pas d'apparaître en public et de le monter. J'avais un pur-sang. J'adore cette race. Ils sont si grands et si jolis. Interview : C'est difficile de faire du cheval à New York. Mary-Kate : C'est étrange car même quand j'ai le temps de faire certaines choses, j'ai l'impression de ne pas en avoir assez.... Ou alors je dois être trop paresseuse. Il y a tant de choses que j'aimerais faire. Mais dans mes journées libres.... Je n'ai pas quitté mon appartement du week-end, par exemple. J'ai fait la cuisine et j'ai regardé des films. Interview : Êtes-vous une bonne cuisinière? Mary-Kate : Oui, mes amis et moi apprécions beaucoup les plats que je mijote. Interview : Moi je ne sais pas cuisiner. En fait, je n'ai même pas de cuisinière dans mon appartement donc je ne peux même pas essayer. Une cuisinière me prendrait trop de place. Mary-Kate : Nous, nous essayons toujours des choses nouvelles. Nous avons fait des pizzas dernièrement. Et ce matin on a fait du bacon, des œufs au plat et des tomates grillées. On a aussi fait des oignons frits et des pancakes. Je suis végétarienne, alors à Thanksgiving dernier on a dû me préparer autre chose que de la dinde. Je mange parfois du poisson, aussi. Dans mon enfance, mon père faisait souvent du saumon au dîner. Je me souviens aussi que je mangeais beaucoup de légumes avant mes compétitions d'équitation, car les vitamines m'aidaient à me calmer. Interview : Pourquoi? Vous étiez très tendue? Mary-Kate : Non, mais j'avais un peu le trac et je voulais éviter de trembler. Interview : Quand j'étais au collège, les parents d'élèves nous donnaient plein de boîtes de bonbons avant nos compétitions sportives. On les mangeait tous ensemble et on se léchait les doigts après. A l'époque je pensais que c'était un moyen d'entretenir l'esprit d'équipe, mais maintenant je sais qu'en fait ils nous donnaient du sucre afin qu'on soit plus rapides. Mary-Kate : C'est incroyable. Ne trouvez-vous pas ça amusant, les choses qu'on réalise avec le temps? Des choses pourtant si simples, ce n'est que plus tard qu'on les comprend. Quand nous étions petites et que nous travaillions, avec ma soeur, on n'avait jamais le droit de boire du soda. On n'avait même pas le droit d'aller acheter des confiseries à l'épicerie du coin. On ne nous donnait que des barres diététiques. Interview : Et que buvez-vous maintenant? Du Coca normal ou du Coca Light? Mary-Kate : Du Coca Light. Ma mère buvait toujours du Coca Light et comme j'y suis habituée, je n'arrive pas à boire de Coca normal car ça me fait un effet bizarre aux dents. J'ai également pris l'habitude de faire mon café comme ma mère le faisait. Interview : Vous avez donc 22 ans, maintenant. Comment aimeriez-vous être à 30 ans? Mary-Kate : Pour être honnête, tout ce qui m'importe c'est de garder mes amis et de trouver un équilibre entre le travail et le bonheur. Je suis très motivée en ce moment. J'espère aussi que je voyagerai plus. Interview : N'êtes-vous pas justement allée en Chine, récemment? Mary-Kate : Vous voulez dire à Dubaï? Interview : Vous voyez, vous voyagez partout dans le monde.... Mary-Kate : La Chine, c' était pour le travail. Je n'y suis restée que deux jours et je n'ai même pas quitté mon hôtel. J'aimerais beaucoup aller en Inde. J'ai discuté avec Waris (Ahluwalia, joailler et acteur indien, NDLR) de ça. J'aimerais aller sur des jolies plages. [Rires] J'aimerais chercher moi-même ma nourriture, ramasser des fruits.... Vivre en osmose avec la nature, faire moi-même mon feu. Interview : Vous devriez vous acheter votre propre maison. Jack (McCollough, styliste, NDLR) et Lazaro (Hernandez, styliste, NDLR) l'ont fait et j'ai entendu dire que ça leur faisait un bien fou. Ils sont si jeunes et pourtant ils semblent si mâtures depuis. C'est ceci dit le danger quand on acquiert sa propre propriété.... On devient un adulte. Mary-Kate : J'aimerais bien m'acheter une maison quelque part au milieu de nulle part. Ca serait un bon moyen pour moi de m'évader. Interview : Alors qu'allez-vous faire pendant le reste de cette journée d'intronisation? Mary-Kate : Je crois qu'on va se concocter un petit dîner ce soir. Mon ami a été acheter un bout de pain en ville qui a la forme du visage d'Obama. On va voir ce qu'on va pouvoir manger avec.
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